« La dame aux camélias » à Garnier, d'après le roman d'Alexandre DUMAS fils, une musique de Frédéric CHOPIN – dont la plus grande partie est jouée par un piano seul, ajoutant à l'émotion – et une chorégraphie de John NEUMEIER qui date de 1978 – 30 ans déjà ! Mais le vrai néo-classique ne prend pas d'âge...-
Sur scène, les étoiles Claire-Marie OSTA et Mathieu GANIO et, dans le rôle du père DUVAL l'étoile invitée désormais maître de Ballet, Laurent HILAIRE.
L'histoire, on la connaît, est triste, très triste. Mais le ballet est beau, très beau, émouvant au possible. Tellement émouvant qu'on a le sentiment, le rideau tombé, que Claire-Marie OSTA a du mal à s'en remettre et à retrouver l'esquisse d'un sourire... Il faut dire qu'on lui demande de mourir sur scène !
« Il n'y pas d'amour heureux... mais c'est notre amour à tous deux » disait ARAGON : nous y sommes.
Outre la perfection de ce corps de ballet et de ces premiers danseurs au talent éblouissant, j'ai aimé et me suis ébloui devant ces pas de deux, longs, esthétiques, harmonieux, sincères entre les deux étoiles.
Brigitte Lefebvre, la directrice de la Danse de l'Etablissement National m'avait dit « il faut voir cela ». Elle avait raison.