Il est des principes de la République, de la démocratie et des Droits de l'Homme sur lesquels on ne peut pas transiger. La liberté d'expression en est un et il est inaliénable. C'est pourquoi cette sorte de fatwa lancée contre Robert REDEKER, Professeur de philosophie au lycée Pierre-Paul Riquet à Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), a quelque chose d'inacceptable qui mérite la plus ferme condamnation.
Le délit de blasphème n'existe pas dans les lois de la République française et certains républicains ont versé leur sang pour cela, à commencer par Chevalier de la Barre au siècle dernier. La liberté de critique est totale et protégée pour les religions comme pour toutes les philosophies, toutes les idées.
M. REDEKER avait écrit « chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran (pages débats du Figaro – 19 septembre 2006) ». Cela relève de sa liberté. On a le droit de contester cette pensée. On a même la liberté de se sentir blessé, attaqué, diffamé par ces propos. Mais alors, c'est à la Justice de la République, et à elle seule, d'en décider et non pas à je ne sais quelle justice immanente.
La menace de mort pour délit d'opinion relève d'une barbarie qu'il ne faut pas seulement condamner ; il faut la combattre.
Le délit de blasphème n'existe pas dans les lois de la République française et certains républicains ont versé leur sang pour cela, à commencer par Chevalier de la Barre au siècle dernier. La liberté de critique est totale et protégée pour les religions comme pour toutes les philosophies, toutes les idées.
M. REDEKER avait écrit « chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran (pages débats du Figaro – 19 septembre 2006) ». Cela relève de sa liberté. On a le droit de contester cette pensée. On a même la liberté de se sentir blessé, attaqué, diffamé par ces propos. Mais alors, c'est à la Justice de la République, et à elle seule, d'en décider et non pas à je ne sais quelle justice immanente.
La menace de mort pour délit d'opinion relève d'une barbarie qu'il ne faut pas seulement condamner ; il faut la combattre.



